Premier Contact (2016)
Emotion/drame, Mystère, Science-fiction, Alien
Réalisé par :
Denis VilleneuvePays :
États-UnisPublic :
12Durée :
112 MinImage:
16/9 (2.40:1)Son:
Synopsys
Lorsque de mystérieux vaisseaux venus du fond de l'espace surgissent un peu partout sur Terre, une équipe d'experts est rassemblée sous la direction de la linguiste Louise Banks afin de tenter de comprendre leurs intentions.
Face à l'énigme que constituent leur présence et leurs messages mystérieux, les réactions dans le monde sont extrêmes et l'humanité se retrouve bientôt au bord d'une guerre absolue. Louise Banks et son équipe n'ont que très peu de temps pour trouver des réponses. Pour les obtenir, la jeune femme va prendre un risque qui pourrait non seulement lui coûter la vie, mais détruire le genre humain…
Version(s) disponible(s):
| Audio | Sous-titres | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Français | Sans sous-titres | 4.99€ | Regarder | |||
| Anglais | Néerlandais | 4.99€ | Regarder | |||
Photos du film :
Recommandations:
-
Sa cotation :




Sa critique : Je pensais aller voir une oeuvre totalement originale mais elle est basée sur la nouvelle "Story of Your Life" ("L'histoire de ta vie") de Ted Chiang. C'est donc un enième portage à l'écran d'un livre, que je ne connaissais pas, je l'avoue humblement. Je suis un tout petit peu déçu, pour un film de science-fiction dont la bande annonce était très prometteuse. Certes il y a de l'originalité, le scénario n'a encore jamais été vu avant, si on exclut l'idée tout à la base de la rencontre des humains et des aliens, bien sûr. La forme des aliens est également originale. Cependant les acteurs ont un peu l'air de s'ennuyer par moments...les acteurs principaux jouent platement je trouve, et les clichés de l'armée qui prend les bonnes ou mauvaises décisions sont parfois lassants...Ici quelques rebondissements sont à prévoir tout de même.Ce qui m'a bien plu est le côté intéressant d'un point de vue de linguiste : comment communiquer avec des extraterrestres qui ne parlent pas notre langue? Oui c'est vrai, cela a déjà été abordé dans "Rencontres du 3ème Type" (S. Spielberg, 1978) parmi d'autres références, mais la façon dont c'est traité ici est plutôt intelligente et inédite, et mise en scène admirablement. On explique aussi l'hypothèse de Sapir-Whorff, à savoir que l'on perçoit le monde différemment lorsqu'on parle une autre langue, et cela est tout à fait fascinant ! Le concept de temps est également très important dans l'histoire.Le message du film est très positif, bien que des éléments finaux soit prévisibles. En revanche d'autres éléments sont inexpliqués, quelques questions restent sans réponse ; c'est peut-être fait exprès pour que chacun y voie ce qu'il veut...
1
1
-
Sa cotation :




Sa critique : Depuis quelques années que les extraterrestres de cinéma sont retournés à l’état de vulgaires gloumoutes destructeurs qui font rien que d’avoir envie d’exploser la Maison Blanche, il était temps que se ré-impose une vision plus pacifique du “Premier contact”. Sachant que c’est Denis Villeneuve aux commandes du projet et que Denis Villeneuve a aujourd’hui atteint le point de bascule où il deviendra soit un des plus grands réalisateurs de Blockbusters “intelligents” de la prochaine décennie, soit retournera à l’anonymat et aux petits projets, on nourrissait de grands espoirs d’une SF “différente”, qui ne se limiterait pas à une célébration de l’obstination, du courage et des compétences militaires de l’humanité. Dans ce “Premier contact” les Aliens ne sont pas hostiles ou menaçants mais insondables et illisibles, raison pour laquelle on expédie la meilleure linguiste de la planète pour tenter de décrypter leur mode de communication. Rien que ce concept de départ, propice à des développements tout en lenteur et à une volonté anti-spectaculaire affirmée (une fois passé l’atterrissage des vaisseaux) tranche avec les tendances actuelles, d’autant plus que le film ne propose aucune scène de chaos ou de destruction et que les contingences géopolitiques sont réduites à leur strict nécessaire. En fait, “Premier contact” tient plutôt bien la route tant qu’on se demande ce qui sortira de cette relation précautionneuse, presque intime, qui se noue entre la scientifique humaine et des entités céphalopodes au fonctionnement mental mystérieux. C’est à partir du moment où il faut bien se résoudre à aborder le chapitre des explications et de la résolution des enjeux que tout se gâte. Sans révéler la nature du principal ressort du film, “Premier contact” exploite l’hypothèse de Sapir-Whorf selon laquelle la manière de se représenter l’univers qui nous entoure dépendrait de la structure linguistique .Dans la lignée de “Interstellar” (donc, aussi de “2001”), “Premier contact” ne définit l’espace et ses composantes qu’en tant que catalyseur des entreprises humaines, où l’infini ramène obligatoirement aux enjeux personnels et à l’intime. Le film de Christopher Nolan avait ainsi accompli le tour de force que je me passionne davantage pour cet “intime” que pour l’odyssée spatiale, qui offrait pourtant un spectacle au-dessus de tout soupçon : la cohérence scientifique de l’ensemble, bien aidée par deux dosettes de suspension volontaire d’incrédulité, ne posait pas de problèmes majeurs qui auraient pu nuire aux autres atouts du film. Or, c’est précisément là que “Premier contact” coince, avec un scénario mindfucker dont l’apparente complexité ne résiste pas deux minutes à la réflexion. Du coup, les multiples failles et imprécisions du concept déçoivent comme le font tous les deus ex machina tardifs et tours de passe-passe trop évidents, et vont jusqu’à gâter l’émotion potentielle qui aurait pu naître des images et de la philosophie “malickienne” sous-jacentes. J’ignore s’il faut blâmer Villeneuve pour ne pas avoir su donner corps à l’écran aux idées qui figuraient dans le bouquin de Ted Chiang, ou si ce dernier était déjà lacunaire et superficiel...mais “Premier contact”, pour avoir tenté d’entourlouper le spectateur sans se donner les moyens logiques de faire taire toute contradiction, et sans pouvoir relier efficacement le coeur et l’esprit au sein son scénario, échoue exactement par là où il souhaitait convaincre.
0
2






